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Les combinaisons alimentaires 1ère partie

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Combinaisons alimentaires

Dans une société où alimentation rime avec surconsommation pour soi-disant répondre à une demande de plus en plus importante avec des conséquences de plus en plus néfastes pour la santé, nous en arrivons à entendre parler de régime ou de rééquilibre alimentaire en tout genre. Mais qu’en est-il des combinaisons alimentaires ?

Alimentation équilibrée ne signifie pas avoir une alimentation variée ni utiliser que des aliments bio. Encore faut-il que ces derniers soient digérés et assimilés correctement et qu’ils soient également consommés dans le plaisir et la détente afin de produire le moins de toxines possible.

 

Ce qu’il faut savoir pendant la phase de digestion :

Moment important car c’est ici (lors du passage dans l’intestin grêle) que les  nutriments vont passer dans le sang et nourrir les cellules. Tous les aliments ne se digèrent pas (en l’occurrence, ne se dégradent pas) à la même vitesse.

Si la digestion se passe mal (à cause d’une mastication insuffisante, un repas trop riche, un stress, etc.), l’assimilation sera perturbée.

Inversement, si la digestion est trop rapide, le passage des aliments dans l’intestin grêle sera trop rapide et les enzymes et bactéries responsables de la digestion n’auront pas le temps de faire leur travail et l’assimilation des aliments ne pourra pas se faire dans la totalité.

Tout cela se traduira par des troubles digestifs, de la fatigue après le repas, l’apparition d’une lourdeur, des flatulences, des ballonnements, etc. A force, il s’en suivra un dérèglement qui fatiguera notre organisme et baissera notre vitalité.

Ainsi, chaque catégorie d’aliments possède une durée de digestion particulière (d’une dizaine de minutes à plusieurs heures), un degré d’acidité différent, un lieu de digestion différent (à noter que l’assimilation, c’est-à-dire le passage des nutriments dans le sang se fait pour une grande partie dans l’intestin grêle).

 

Prenons l’exemple des fruits : Les fruits sont des aliments qui se digèrent rapidement (en quelques minutes) car ils passent dans l’estomac sans y rester. Ils sont directement digérés dans l’intestin grêle.

Que se passe-t-il si le fruit est consommé en fin de repas, en dessert, comme nombre de personnes le font pensant bien faire ?

Les aliments pris en début de repas commencent à être digérés dans l’estomac. Le fruit, consommé en dernier, va se retrouver « bloqué » derrière tous ces aliments, attendant de passer. Tout le temps passé dans l’estomac va produire un phénomène que nous connaissons : la fermentation. Il en résultera alors une transformation en alcool (le vin n’est rien d’autre que la fermentation du raisin, à titre d’exemple) et donc un taux de sucre bien plus important que prévu occasionnant de la fatigue.

En revanche, consommé en début de repas (une heure avant) ou après le repas (quatre heures après et sans rien d’autre) ne provoquera pas d’effets indésirables et pourra même assouvir un coup de fringale dans la journée.

Avant de parler des combinaisons alimentaires même, rappelons quelques principes de bases :

1)  Manger moins

En effet, nous vivons dans une société qui nous pousse à consommer toujours plus de nourriture (il suffit de voir les packs promo 4 achetés 1 offert, ou des formats XXL) et des aliments de plus en plus de mauvaise qualité. Toujours est-il qu’en fin de repas, vous devez sortir de table sans vous sentir « plein » ou « rempli ». Petites astuces très simple : prenez le temps de mastiquer (vous enverrez un massage de satiété à votre cerveau), mangez dans des petites assiettes (des études ont montré l’influence des volumes ou des couleurs sur notre consommation. Une grande assiette nous poussera à la remplir et donc à manger davantage tandis qu’une petite assiette bien garni nous calera bien plus vite), évitez de vous resservir.

2)  Manger des aliments de qualité et vitalisants :

Aujourd’hui, notre alimentation se résume à manger de plus en plus de produits raffinés ou de plats préparés (heureusement, une prise de conscience collective émerge sur l’utilité de consommer des produits sains et sur la nécessité de préparer soi-même ses repas, pour des avantages économiques, écologiques et de bien-être). Quels sont les problèmes de ce type d’alimentation ?

Les aliments raffinés sont ce qu’il y a de plus fréquent dans notre alimentation d’aujourd’hui. Le principe est simple : rendre l’aliment le plus « pur » possible par un traitement spécifique. Cela induit de se débarrasser de certains aspects de l’aliment pourtant essentiels car riches en divers oligo-éléments et vitamines.

Prenons l’exemple du riz : lors de son raffinage, on va enlever l’enveloppe du grain pour obtenir au final un riz dit complet ou brun. Cependant, on peut encore ajouter une transformation supplémentaire : le blanchiment. Dans cette étape, on va débarrasser le riz de son enveloppe et de son germe pour pouvoir le polir et le glacer. C’est ce que l’on appelle le riz blanc.

D’un point de vue nutritionnel, plus on va se débarrasser de l’enveloppe et du germe du riz, plus on va perdre en qualité nutritive. En effet, l’enveloppe et le germe contiennent le plus de vitamines (notamment vit B) et de minéraux (magnésium, phosphore, etc.) ainsi que les fibres. Le riz blanc (le riz le plus raffiné) est donc le type de riz le plus pauvre d’un point de vue nutritif mais le plus riche en calories.

Enfin, nous pouvons ajouter qu’à une alimentation riche en produits raffinés, déjà débarrassés d’une grande partie de leurs micro-nutriments, que la cuisson va encore plus réduire l’aspect nutritionnel. Ainsi, une personne qui ne consomme que des aliments cuits sera forcément carencée en vitamines, minéraux, oligo-éléments et autres enzymes. Il est donc important de revoir son alimentation et d’intégrer dans notre alimentation des produits complets ou semi-complets.

Outre l’intérêt de consommer des produits complets ou semi-complets, il est également important de consommer des aliments vitalisants (ou vivants). Ce sont les aliments crus, riche en vitamines, minéraux, oligo-éléments.

On peut ainsi préparer des jus de légumes (que l’on peut diluer avec de l’eau afin de s’y habituer), préparer des crudités sous forme de salades simples ou composées en y ajoutant des graines germées, concentrées d’éléments vitaux.

3)  Diminuer la quantité de protéines animales

Les protéines animales consommées régulièrement apportent à l’organisme une grande quantité de toxines et de graisses de mauvaise qualité (Acide Gras Saturé). Cependant, on trouve dans ce type d’aliment des Acides Aminés Essentiels (lysine, tryptophane, phénylalanine, etc.) qui permettent de renouveler des protéines, vitales à l’organisme. Certains AAE (lysine, méthionine) sont absents des protéines d’origine végétale et de leurs dérivés. C’est ce que l’on appelle le facteur limitant. Nous verrons qu’une bonne combinaison alimentaire permettra de combler ce manque, c’est ce que l’on appelle le principe de complémentation.

Les protéines animales les moins nocives sont le poisson, la volaille et les œufs. Ajoutons que l’œuf est l’aliment protéinique de référence au niveau mondial, notamment pour son jaune d’œuf (contrairement à ce que l’on a pu entendre, le jaune d’œuf est riche en cholestérol mais en BON cholestérol. Et nous savons que le cholestérol est un élément important pour l’organisme et qu’il n’a jamais tué qui que ce soit… Nous y reviendrons dans un autre sujet).

D’un point de vue nutritionnel, on peut préparer un mélange de céréales et de légumineuses et couvrir ainsi tous les besoins de l’organisme. Ou ajouter un jaune d’œuf sur une assiette de riz ou de légumes.

Voilà ce que nous pouvons dire dans cette première partie des combinaisons alimentaires. Dans la seconde partie, nous entrerons dans le vif du sujet en  distinguant les grandes familles alimentaires, ce qui nous permettra de mieux comprendre l’enjeu des combinaisons alimentaires.

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