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Les combinaisons alimentaires 2ème partie.

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Quel est l’intérêt des combinaisons alimentaires ?

Une bonne combinaison alimentaire permet une meilleure digestion et donc une meilleure absorption des nutriments et micro-nutriments. Ce sont deux aspects importants pour l’organisme : ils permettent tout simplement de prévenir de toutes sortes de maladies. En effet, une mauvaise digestion entraine fermentation et putréfaction intestinale, provoquant une montée de toxines, toxines qui rejoindront par la suite la circulation sanguine. 

Qu’est-ce qu’une combinaison alimentaire ?

Les combinaisons alimentaires s’appuient sur le principe que les différentes familles alimentaires (protéines, farineux, amidons, légumes, fruits) ont une digestion qui leur est propre. On prendra en compte :

-   leur durée de digestion

-   le lieu de leur digestion

-   le degré d’acidité

-   du type d’enzyme spécifique qui permet leur dégradation.

Par exemple, l’amidon commencera sa dégradation dans la bouche avec la salive, qui contient la ptyaline, et un milieu alcalin. Les protéines seront dégradées dans l’estomac grâce à la pepsine et un milieu acide. Les lipides seront dégradés dans le duodénum (partie entre l’estomac et l’intestin grêle) par l’action combinée de la bile et de la lipase pancréatique.

En ce qui concerne les différentes vitesses de digestion, chaque nutriment subit une dégradation plus ou moins rapide. Ainsi, en fonction du nombre et du type de molécule, des nutriments seront traités en priorité par rapport à d’autres.

Par exemple, le sucre des fruits est presque assimilé en totalité sans subir de digestion, alors que les graisses, dû à leur complexité moléculaire, vont ralentir la digestion car elles sont traitées en premier. Les autres nutriments vont donc rester dans l’estomac en attendant que les graisses soient dégradées puis digérées dans le duodénum.

C’est à partir de ces différentes observations que l’on a pu en déduire les combinaisons alimentaires.

Origines des combinaisons alimentaires.

Le principe des combinaisons alimentaires a été développé aux Etats-Unis par l’hygiéniste Herbert M SHELTON. De ce principe, Shelton a identifié 10 principes :

  1. Manger acides et amidons à des repas séparés
  2. Manger les aliments farineux et amidons à des repas séparés
  3. Ne manger à un même repas qu’un aliment contenant une protéine concentrée
  4. Manger les protéines et les acides à des repas séparés
  5. Manger les corps gras et les protéines à des repas séparés
  6. Manger les sucres et les protéines à des repas séparés
  7. Manger amidons et sucres à des repas séparés
  8. Manger les melons seuls
  9. Prendre le lait seul, ou n’en prendre point du tout (ce qui serait l’idéal. Nous y reviendrons dans un autre article)
  10.  Délaisser les desserts

Finalement, les combinaisons alimentaires, selon Shelton, commencent par une dissociation de nos habitudes alimentaires. 

Pourquoi la méthode Shelton est dangereuse ?

 Quand on regarde de plus près les principes exposés par Shelton, on s’aperçoit que les aliments se dissocient les uns des autres pour arriver à ne consommer qu’un seul type d’aliment. On s’approche donc d’une monodiète.

Les bienfaits d’une monodiète sont réels : allègement du système digestif, donc meilleur qualité de digestion, donc meilleure utilisation des nutriments, donc économie/gain d’énergie vitale.

En revanche, pratiquée en permanence, on engendrera des carences de certains types de nutriments/minéraux avec une augmentation de toxines et on accélèrera la digestion sans laisser le temps aux aliments d’être digérés.

Petit rappel rapide sur les trois nutriments : 

  1. Les protéines : on distingue deux types de protéines, celles qui ont un rôle de structure (donc un rôle de matériaux de construction pour tous les types de cellules du corps quelle qu’elles soient et où qu’elles se trouvent, et les protéines de fonction, c’est-à-dire celles qui vont permettre la conception hormones, d’anticorps, de neurotransmetteurs, etc. Leur rôle est donc fondamental.
  2. Les lipides : source très importante d’énergie, bien que leur transformation se fasse plus difficilement que celle des glucides. Ils ont un rôle de structure, notamment dans la membrane et le noyau cellulaire, mais également un rôle de fonction dans le transport de certaines vitamines et dans la conception de certaines hormones.
  3. Les glucides : source d’énergie principale de l’organisme. C’est là sa seule fonction. Cependant, un manque de glucide va obliger le corps à solutionner la perte d’énergie par l’absence du glucose en puisant dans les réserves de glycogène stockées dans le foie, puis les réserves de glycogènes dans les cellules du corps en général. Si les réserves sont vides ou s’il n’y a pas glucides dans un repas, l’organisme va devoir brûler les lipides pour produire de l’énergie. En dernier recours, cas extrêmement dangereux, il devra brûler les protéines. Quelle que soit la solution, brûler les stocks de glucides ou brûler les lipides, l’organisme va produire un surplus de déchets et de toxines.

Finalement, on s’aperçoit que la méthode Shelton, mettant en avant une alimentation qui permettrait de soulager le système digestif en réduisant la production de toxines intestinales, va solliciter d’autres systèmes et d’autres fonctions qui produiront d’autres toxines.

Les bonnes combinaisons alimentaires

 Tout est poison, rien n’est poison, tout est dans la mesure. Voilà qui résume bien l’utilité de manger de tout de façon raisonnable, avec plaisir et en pleine conscience de ce que l’on ingère.

Si manquer d’un type de nutriment peut être néfaste, cela l’est tout autant si l’organisme en possède en trop grande quantité. Or, on trouve dans la nature des aliments avec une dominante glucide, lipide ou protide. La dissociation et donc les combinaisons alimentaires prennent alors tout leur sens.

Pourquoi ? Simplement parce qu’on oublie la fonction originelle de l’alimentation : nourrir les cellules. Et cette nutrition des cellules passe par une bonne assimilation, qui passe par une bonne digestion, qui passe par une bonne combinaison alimentaire, qui passe par une connaissance de ce que contiennent les aliments que l’on ingère.

 

Voici quelques aliments divisés par catégories : 

Protéines fortes

viandes, volailles, poissons, œufs, fromages

Protéines faibles

légumineuses (pois chiches, lentilles, soja, etc), amandes, noisettes

Farineux forts

pâtes, pain, riz, avoine, orge, blé, mais, etc

Amidons faibles

biscottes, flocons de céréales, pommes de terre, patates douces, potirons

Fruits

. acides (type kiwi, orange, citron, abricots),

. mi-acides (pommes, poires, mangues, pêches)

. doux (bananes, figues, raisin)

Légumes

tous les légumes verts (brocolis, laitue, chou, haricot vert, etc.) ou colorés (poivrons, poireaux, aubergines, carotte, etc.)

Aliments particuliers

melon, pastèque, miel

 

Ainsi que les associations entre chaque catégorie d’aliment :

Quelques exemples :

1)  Manger les fruits crus loin des repas.

Le fruit est digéré en quelques minutes dans l’intestin et ne fait que de passer dans l’estomac. S’il est consommé en fin de repas, il devra rester plusieurs heures dans l’estomac avant d’être digéré. Cela entraine fatigue après le repas, fermentations digestives, gaz intestinaux, ballonnements, etc. Les meilleurs moments pour consommer un fruit sont 30min avant un repas ou 3h après le repas (10h–11H ou 16h–17h).

2) Eviter une protéine forte avec un farineux fort.

En effet, la digestion de la protéine se fait en milieu acide. Or l’amidon a besoin d’un milieu alcalin. Si l’un et l’autre se retrouve dans le même milieu, cela bloquerait la digestion de l’un ou de l’autre.

3) Ne pas mélanger au même repas un aliment acide et un farineux.

En effet, l’acidité d’un aliment acide inhibe l’action de l’enzyme salivaire, celle là même qui permet de débuter la digestion d’un farineux.

4) Les lipides sans excès accompagnent les aliments.

Les lipides sont nécessaires à l’organisme (cf ci-dessus). Il faut donc en consommer modérément et avec plaisir.

 Si on se réfère au tableau ci-dessus, la combinaison protéines fortes/farineux forts n’est donc pas compatible. Par contre, l’association protéines fortes/amidons faibles ou protéines faibles/farineux forts est compatible.

Il est ainsi possible d’associer des protéines animales avec des amidons pour favoriser l’assimilation. (ex : poisson / pommes de terre). L’œuf peut aussi s’associer aux farineux (œuf coque / pâtes).

Les légumes cuits ou crus s’associent avec tout, sauf quelques aliments spécifiques comme le miel, le melon.

Associer les protéines végétales avec les farineux est digeste et non pas encrassant comme on pourrait le croire. C’est quelque chose à favoriser en hiver

Pour résumer sur les combinaisons alimentaires :

Il ne faut pas perdre de vue que l’alimentation permet de nourrir les cellules du corps et qu’une bonne nutrition des cellules permet une meilleure vitalité et passe par une bonne alimentation.

Il ne faut pas rentrer dans un cercle vicieux de restriction alimentaire. La nature se compose par association de plusieurs éléments et l’organisme agit de même.

Rester dans la mesure, dans la conscience de ce que l’on mange, s’alimenter dans un contexte favorable, sans stress, sans colère, sans vitesse, en famille, entre amis et dans un état d’esprit très important : le plaisir. En effet, même la meilleure association alimentaire possible, avec les aliments les plus sains que l’on peut trouver, produiront plus de toxines si l’on mange sans plaisir et dans un mauvais contexte. Je vous laisse imaginer si vous prenez un repas steak-frites en 5 minutes et dans le stress…

Alors soyez efficient dans votre façon de vous alimenter et prenez plaisir à manger ! Votre corps vous remerciera et vous vous sentirez en pleine vitalité à longueur d’année ! 

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Discussion

  1. healthraport.fr  septembre 8, 2015

    Enfin, quelqu’un avec qui vous pouvez être d’accord à 100%.

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