Qu’est ce que l’aromathérapie ?

La petite histoire de l’aromathérapie

La médecine par les plantes est la plus ancienne du monde. Si nous sommes là aujourd’hui, c’est parce que nos ancêtres ont pu soigner leurs maladies et panser leurs blessures grâce à elles.

Au Moyen-Âge, l’aromathérapie (ou l’art de soigner par les huiles essentielles) était considérée comme la science première de la pharmacie et jusqu’au XVIIe  siècle, de nombreuses huiles essentielles étaient utilisées pour soigner des troubles précis.

Puis vient l’avènement des médicaments de synthèse avec lesquels on imagine pouvoir tout guérir ; l’aromathérapie et la phytothérapie sont mises de côtés. Il aura fallu attendre les années 70 pour qu’un chercheur découvre les « chémotypes » (empreintes digitales de chaque huile essentielle) et procure les preuves scientifiques de cette discipline.

La nouvelle aromathérapie est plus ciblée, plus précise, plus efficace et présente moins de risques. Il aura fallu des milliers d’années pour analyser et saisir les finesses thérapeutiques des huiles essentielles et ce n’est qu’aujourd’hui que l’on prend vraiment conscience de leur extraordinaire potentiel….qui peut rivaliser sur bien des plans avec nos médicaments les plus puissants.

Considérations générales

Les huiles essentielles ne sont pas à prendre à légère. Elles constituent un véritable traitement médical. Étant considérées comme un médicament (puisqu’elles soignent), les huiles essentielles peuvent donc s’avérer dangereuses en cas de mauvaise utilisation.

Certaines huiles essentielles peuvent se montrer neurotoxiques, abortives, irritantes, photosensibilisantes, etc. Donc, si tout le monde peut trouver un intérêt certain à leur utilisation, il est important d’avoir conscience de  ces quelques points importants :

 - Tout d’abord, il convient de poser le bon diagnostic. Un mal peut provenir de plusieurs origines différentes. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter un médecin.

 - L’utilisation d’huiles essentielles ne se substitue pas un traitement médical. Ils peuvent agir de concert mais en aucun cas, il ne faut arrêter ou remplacer votre traitement de votre propre chef.

 -  Il peut exister plusieurs variétés d’huiles essentielles. Par exemple, la lavande officinale, le lavandin super, la lavande aspic, possèdent chacune des propriétés qui leurs sont propres. L’une ne s’emploie donc pas en remplacement de l’autre.

 - Les huiles essentielles sont puissantes. Il convient donc de bien respecter les posologies indiquées en fonction des âges, des personnes, des troubles, des antécédents médicaux, etc. Par extension, si elles sont puissantes, elles agissent rapidement. Si vous voyez que le résultat escompté n’arrive pas, soit ce n’est pas le bon diagnostic, soit ce n’est pas la bonne huile essentielle.

- Une huile essentielle est forcément 100 % pure et naturelle. Elle ne possède pas de synthétique. Méfiez-vous des huiles essentielles vendues dans les commerces qui n’ont quasiment rien à voir avec celles vendues dans des magasins spécialisés.

 - Les huiles essentielles doivent toujours se trouver dans des flacons en verre, opaques ou en inox (avec fibre alimentaire dans la paroi intérieur). Ne les transvasez pas d’un flacon en verre à un flacon en plastique, même foncé.

 - Les huiles essentielles sont extrêmement volatiles et sensibles à la lumière. Pensez à bien les reboucher, à les conserver à l’abri de la lumière, dans un endroit sec et pas à la portée des enfants !

 - Toutes les huiles essentielles ne sont pas faites pour tout le monde. Certaines sont interdites chez la femme enceinte (pour d’autres, il faudra attendre que le premier trimestre de grossesse soit passé), déconseillées chez les mamans qui allaitent (cela passe par le lait maternel et arrive directement chez le nourrisson), à utiliser avec prudence chez les enfants (attendre au moins 6 ans, âge où l’organisme possèdera un système immunitaire opérationnel), prudence encore chez les personnes sous traitement médical (certaines huiles essentielles stimulent des organes alors que le traitement médical, non), les personnes épileptiques et les personne âgées.

 - Certaines huiles essentielles ne s’emploient pas n’importe quand. Les huiles essentielles toniques s’utiliseront le matin et/ou dans l’après-midi. Si le but recherché est la détente, on les utilisera plutôt le soir après 18h. Si c’est pour la circulation sanguine, cela sera le matin, la fin de journée et avant le coucher. Etc.

 -  Si vous avez un doute, rapprochez vous de votre aromathérapeute ou de votre pharmacien qui saura vous conseiller.

Les huiles essentielles 

 Une huile essentielle est la fraction odorante volatile extraite des végétaux. Il s’agit d’un véritable concentré du parfum concrétisé de la plante que l’on extrait de différentes parties (feuilles, baies, écorce, fleurs, bois, etc. ).

Tout le monde a déjà été en contact avec de l’huile essentielle : quand on épluche une orange, ce qui sent fort et pique les yeux, c’est de l’huile essentielle.

 Les huiles essentielles sont liquides. Huileuses mais pas grasses car elles s’évaporent rapidement ! Chacune possède une odeur unique et des caractéristiques spécifiques. Elles sont extrêmement anti-infectieuses, antiseptiques et antivirales. Ce sont les seules alternatives aux antibiotiques et elles ont largement fait la preuve de leur efficacité dans ce domaine.

 Cependant, leurs aptitudes couvrent de bien plus larges domaines : elles sont également antidouleurs, cicatrisantes, antihémorragiques, digestives : elles régulent les hormones, la digestions, déstockent les graisses infiltrées en profondeur ou renforcent les vaisseaux sanguins… bref, chaque huile essentielle a son rôle et, pour la plupart, ses multiples activités ! Par exemple, la lavande officinale est utile en cas de troubles nerveux, troubles circulatoires, problèmes cardiaques, problèmes de peau, etc.

 Attention, cela ne signifie pas que vous pouvez utiliser les huiles essentielles à tout va parce que vous souffrez de plusieurs troubles ! Tout dépend des problèmes. Si vous souffrez d’affections pouvant être reliées les unes aux autres, une huile essentielle suffira ou pourra être employée en plus d’un autre traitement. En revanche, si vos troubles n’ont rien à voir entre eux, établissez des priorités : choisissez le problème le plus urgent puis passez à un autre en respectant un temps d’arrêt avant la prise de votre deuxième traitement.

 Rapides, puissantes, efficaces, les huiles essentielles ne s’utilisent pas sur le long terme. Cependant, si cela doit vous arriver, penser à toujours respecter un temps d’arrêt pendant le traitement. Par exemple, cure de 20 jours, arrêt de 10 jours, puis reprise de 20 jours, etc.

Pourquoi utiliser des huiles essentielles à la place des médicaments antibiotiques ?

Soyons clairs. Dans certains cas, les médicaments classiques sont nécessaires. Seulement, et malheureusement on voit de plus en plus de cas, les antibiotiques sont de moins en moins efficaces. Pourquoi ?

Le fait d’employer des antibiotiques à tout va ou parce qu’ils sont mal utilisés (arrêt d’un traitement trop tôt), ceux-ci deviennent inactifs sur de nombreux germes qui se sont « habitués » et modifiés en conséquence. De fait, il faut alors augmenter la dose pour obtenir un résultat.

L’OMS estime que certains de nos antibiotiques actuels ne seront plus efficaces d’ici 10 à 20 ans ! Par ailleurs, les maladies infectieuses pourraient devenir très préoccupantes tandis que nous seront impuissants à les combattre.

La France s’offre à ce sujet un double titre mondial : celui du plus gros consommateur d’antibiotiques ET du plus grand nombre de victimes de bactéries résistantes…sans compter toutes les autres surprises que peuvent réserver les médicaments.

Les huiles essentielles, elles, ne faiblissent pas au fur et à mesure de leur utilisation et il n’y a pas besoin de multiplier la dose pour se guérir.

Pourquoi ? A cause de leurs multiples variétés de composants qui empêchent les microbes d’organiser leur résistance. Cette cause est d’autant plus probante lorsque les huiles essentielles sont associées entre elles ! Non seulement leur pouvoir d’action augmente mais en plus, elles brouillent davantage les pistes pour les bactéries qui ne peuvent plus s’habituer.

Retenons que les antibiotiques, ce n’est vraiment pas automatique.

Par ailleurs, la majorité des essentielles sont aussi antivirales et que 8 cas sur 10 des maladies ORL (les plus grandes « consommatrices » de prescription d’antibiotiques) sont dues à des virus. Or, les antibiotiques prescrits sont totalement inutiles contre les virus ! En revanche, les huiles essentielles vont lutter contre les virus et leur action antibiotique préventive pourra empêcher une éventuelle surinfection.

 Exemple : en traitant grippe et rhume, on évite que cela se transforme en bronchite ou sinusite

Comment agissent-elles ? On sait que les médicaments antibiotiques empêchent les germes de se reproduire et de survivre en bloquant leurs fonctions de base, organique et métabolique. Cependant, l’environnement où se trouvent ces germes reste toujours accueillant.

Les huiles essentielles agissent de la même façon que les antibiotiques mais rendent également impropre, à la vie des germes, l’environnement où ces derniers se trouvent. De fait, elles stoppent la prolifération des germes nocifs et jouent un rôle positif sur le système immunitaire et le terrain tout en évitant les effets secondaires ou les surinfections.

 Les différentes voies d’administration

  Il existe plusieurs voies d’administration ; le but étant de toujours chercher à obtenir le meilleur résultat. Remarquez que certaines huiles essentielles s’emploient mieux de telle ou telle façon en fonction de leurs propriétés, du trouble et de la personne. De façon générale, le principe reste « globalement » le même : rejoindre la circulation sanguine pour atteindre la zone à guérir ou à traiter.

 - La voie olfactive : soit par diffusion atmosphérique, par inhalation (sèche ou humide) ou par respiration directe. On utilise ce mode d’administration pour traiter les troubles nerveux, psychologiques (stimuler, calmer, apaiser, etc.), les troubles respiratoires (ORL), désinfecter, assainir ou purifier une pièce.

 ATTENTION : ne jamais faire chauffer les huiles essentielles directement à sec sur une source de chaleur. Les hautes températures détruisent leurs propriétés thérapeutiques.

 - La voie  interne : soit par voie orale, suppositoires ou ovules. Ce mode d’administration est recommandé pour traiter les troubles digestifs, circulatoires, infections internes, infections respiratoires, infections urinaires et troubles gynécologiques.

- Le voie cutanée : il s’agit d’un mode d’administration particulièrement efficace, courant et parfaitement toléré, surtout si les huiles essentielles sont couplées avec de l’huile végétale. On la préférera pour traiter les troubles musculaires et articulaires, les troubles digestifs, les maux de tête et certaines maladies OR (rhume, sinusite, bronchite), certains troubles nerveux (anxiété, stress), les troubles circulatoires (sanguin ou lymphatique) et les troubles dermatologiques (acné, brûlure, eczéma, psoriasis, etc.).

ATTENTION : par mesure de précaution, effectuez toujours un test dans le pli du coude pour prévenir d’une éventuelle réaction allergique ou irritation. Souvenez vous aussi que certaines huiles essentielles (notamment les agrumes) sont photosensibilisantes : ne vous exposez pas directement au soleil après une application. Enfin, évitez de les approcher trop près des yeux et des muqueuses.